Les Bannis et les Proscrits : Tome 3, La Guerre de La Sor'cière - James Clemens

Publié le par Morgana V.

Je vous en avais déjà parlé :

 

* Les bannis et les proscrits : Tome 1, Le Feu de la Sor'cière - James Clemens

 

* Les Bannis et les Proscrits : Tome 2, Les Foudres de La Sor'cière - James Clemens

 

Attention, présence de spoilers pour les personnes n'ayant pas lu les deux premiers tomes ;)

 

La-guerre-de-la-sor-ciere.jpgPrésentation de l'éditeur

La magie sanglante est un pouvoir ravageur. La jeune Elena le tient entre ses mains... et bien plus encore. Car tout dépend du Journal Sanglant, un puissant talisman forgé cinq siècles auparavant. Seuls les secrets contenus dans ses pages permettront à Elena de vaincre le maléfique Seigneur Noir. Malheureusement, le Journal Sanglant est caché à Val'loa, la cité légendaire sur laquelle règne Shorkan, le bras droit du Seigneur Noir. Pour s'en emparer, Elena aura bien besoin de ses compagnons, dont le guerrier manchot Er'ril, le seul homme capable de déverrouiller les protections magiques, ou encore de son dragon Ragnar'k...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Définitivement, cette série ne sera pas une révélation pour moi.

J'ai passé un agréable moment de lecture, sans aucune prise de tête, seulement, plus j'avance dans la série, et moins les éléments qui m'avaient convaincus dans le tome 1 sont présents.

 

En gros, dans ce tome, l'histoire se résume à :


Reprendre Val'loa au Praetor afin d'aller y chercher le Grimoire Sanglant.


Et pour ce faire, les compagnons doivent rallier à leur cause des races qui se détestent entre elles, éviter de tomber dans un maximum des terrrrribles pièges du Seigneur Noir, se faire des déclarations d'amour très guimauve entre deux batailles (si, si), mourir, aussi, parce qu'il y a tellement de personnages qu'il faut bien faire le ménage de temps à autre... Bref, ils ont du boulot.

 

J'avais beaucoup apprécié l'écriture de James Clemens dans le T1 et l'avait d'ailleurs souligné, mais je dois avouer que, si elle est toujours aussi fluide et agréable, j'ai regretté le côté "grandiloquent" des mots et expressions employées ici. Une description qui aurait pu être très belle en devient surfaite, et les mots pourtant magnifiques à la base perdent leur essence. Un détails aussi qui m'a fait beaucoup sourire : l'auteur semble adorer faire des comparaisons utilisant comme comparant le mot "amant". Il adore, vraiment. Exemple : page 608 "Er'ril avait toujours perçu la vibration originelle de la roche brute - comme on sent battre le coeur de son amante en posant la tête sur sa poitrine", page 609, il remet déjà ça ! "-Tiens-toi prêt, souffla le vieillard dans un murmure plus furtif que celui d'un amant secret" (là, je suis carrément demandé si l'auteur ne voulait pas nous faire passer un message subliminal sur la relation secrète que pourrait partager Er'ril et Greshym)(et je me faisais rire toute seule). Bref, c'est comme ça tout du long de ce tome ! Il doit y avoir une bonne vingtaine de comparaisons avec ce mot dedans, et je me suis demandé si ce n'était pas un pari que l'auteur avait fait ou quoi tellement ça devenait énorme (j'imagine la scène : "hé ! James ! Je te paris que, dans ton prochain bouquin, tu n'arrives pas à caser vingt-cinq comparaisons avec le mot "amant"!" "Héééééé ! Pari tenu ! Gros, tu vas être surpris !").

Les méchants sont très, très méchants, et quand ils s'enfuient prononce toujours une variante de cette phrase : "On se retrouvera et je me vengerai, mwhahahahaha" (véridique, le rire de méchante fée en moins), les gentils sont toujours animés par de bons sentiments, même si, parfois, leur côté obscur refait surface et en arrive à les faire "très très beaucoup douter d'eux". Beaucoup d'actions m'ont paru extrêmement faciles, pour exemple : les mer'ai et les dre'rendi se détestent depuis des centaines d'années, bien. Sy-wen arrive sur son preux destrier, leur fait un joli discours et une petit démo sur pourquoi ils ne doivent PAS se détester, et, hop ! Ils sont frères et vont aller poutrer du méchants monstre ensemble ! Pareil lorsqu'Elena et son équipe tombe sur les gardes n'ains (j'ai un doute sur l'emplacement des apostrophe, elles commencent vraiment à m'embêter celles là) : elle leur fait un petit discours sur la paix et la bonté qu'il y a en chacun (à peu de choses près, c'est ça), leur montre le marteau que ces idiots avaient perdus il y a fort fort longtemps et... hop ! Ils deviennent copains ! (Depuis, j'envisage de, moi aussi, me balader avec un marteau qui fait des éclairs afin de devenir amie avec tout le monde).

Là où ça pêche aussi un peu, c'est les personnages en eux-même. Aucun ne m'a vraiment semblé travaillé en profondeur. J'espérais que ça s'arrangerait avec les tomes, mais ce n'est pas le cas, ce qui fait que, lorsuqu'un mourrait et bien... je tournais la page et je l'avais presque déjà oublié.

Les ficelles utilisées sont énormes et je les voyais arriver à dix km. Moi qui me demandais comment l'auteur allait réussir à caser Elena et Er'ril ensemble (oui, parce qu'ils allaient finir ensemble, ça se sentait depuis le début), parce que, je veux bien, je ne suis pas si coincée que ça mais... Une fillette de douze ans avec un homme de cinq cent ans,  d'accord, il a une trentaine d'années en apparence mais... euh, comment dire ? Laissez-là jouer aux barbies cette pauvre gosse ! Bon, et bien le problème a été réglé et ils vont pouvoir commencer à se tourner autour tout en n'osant pas franchir le pas car "je ne suis pas digne d'elle, je ne suis que son gardien", "je l'aime mais j'ai peur qu'il ne m'aime pas, et puis j'ai le monde à sauver, bordel !". Bref, ça promet d'être haut en guimauve dans les deux tomes à venir !

Les actions s'enchaînaient mais étaient trop prévisibles, les scènes de batailles un peu longues à mon goût vu comment elles étaient gérées...

 

* *

 

Bon. On pourrait croire que je n'ai pas aimé, mais en fait, j'ai lu les 800 pages tranquillement sur deux jours, lorsque j'avais un moment de libre je me lisais une petite trentaine de pages des aventures de nos extraordinaires amis, et c'était top.

J'avais été plus gentille avec les deux premiers tomes : le premier et bien... car c'était le premier, justement, et le deuxième car j'avais vraiment aimé les évènements qui s'y déroulaient. Mais, là, le côté sérieux que prennent ces évènements m'a beaucoup moins convaincue, et m'a plus porté à prêter attention aux petits détails dérangeants.

Cela dit, j'ai vraiment passé un super moment de lecture, bien reposant comme je le voulais. Sur ce, je vais retrouver le T4, il ne faudrait pas qu'Elena trouve le moyen de sauver miraculeusement son monde alors que je ne suis pas là.

 

* *

Un petit extrait que j'aie bien aimé :

 

 

« L'avenir est pareil à de la glace. Il a l'air figé, inébranlable ; pourtant, il suffit d'un courant chaud pour qu'il se modifie et commence à s'écouler dans une autre autre direction. […] Nous avons toujours le choix. Ce sont nos actions qui forgeront l'avenir, pas les paroles d'un prophète mort depuis des siècles. Seul un imbécile courberait l'échine et laisserait la hache du bourreau s'abattre sur sa nuque – et toi, Elena Morin'stale, tu n'es pas une imbécile »

(page 482)


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Elsinka 04/06/2012 19:25

Pour ma part, je n'ai pas survécu au premier tome. =P

Morgana V. 05/06/2012 22:19



Ca peut tout à fait se comprendre... Je trouve la série inégale, mais pour ma part, ça se lit vraiment bien, rapidement, et ça fait du bien une lecture qui demande si peu de réflexion :p