L'assassin qui rêvait d'une place au paradis - Jonas Jonasson

Publié le par Morgana

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis - Jonas Jonasson

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J'avais bien calculé mon coup. Dédé, je lui avais fait une place de choix, juste après Je vous écris dans le noir, officiellement déclaré "beau roman le plus déprimant du monde entier voire de l'univers et la galaxy réunis". Dédé, je savais qu'il saurait me remonter le moral. J'y croyais dur comme fer.

Ai-je eu raison de lui faire confiance ?

 

Déjà, en quelques mots, de quoi ça parle, cet "Assassin qui rêvait d'une place au paradis" ? C'est tout simplement l'histoire d'un canard qui ne voulait pas finir dans une assiette en porcelaine de lim... attendez, quoi ? Mais qu'est-ce que vous racontez ?

C'est l'histoire de Dédé ! Dédé, qui en a assez de passer sa vie en prison pour des crimes qu'il a commis sans même le faire exprès. La préméditation, c'est pas trop son truc. Dédé n'est pas trop branché réflexion de manière générale. Cette fois-ci, c'est décidé : il arrête l'alcool (sauf la bière, qui n'est pas vraiment de l'alcool, comme on le sait tous) et il se fait tout petit dans l'hôtel où il a loué une chambre. Sauf qu'à la réception de cet hôtel, il y a Per, bientôt rejoint par Johanna. Tous deux en veulent au monde entier pour leur vie qu'ils estiment vraiment nulle. En voyant Dédé et son don pour le "pétage de rotule" involontaire, ils ont l'idée de monter une petite entreprise extrêmement rémunératrice... et pas très morale. :D

 

Ce livre est parfaitement absurde de A jusqu'à Z. C'est le paroxysme de l'absurdité, et c'est vraiment très drôle. Il faut bien sûr laisser tomber tout espoir de trouver quelque chose réaliste là-dedans, mais l'humour de l'auteur m'a vraiment beaucoup fait rire.

A commencer par le fait qu'il se moque de son propre patronyme (Jonas Jonasson) : son personnage s'appelle Per Persson, et il passe son temps à en rire, en tant que narrateur et également au travers des personnages qui n'arrivent jamais à se souvenir de son nom. Il y a beaucoup d'autodérision, et ça c'est quelque chose que j'aime bien.

 

Clairement, Per et Johanna n'ont pas une once de moralité. Dédé non plus, mais Dédé ne s'en rend pas compte, l'auteur l'ayant vraiment doté d'une dizaine de neurones au maximum. Johana est un ancien pasteur qui n'a jamais cru en Dieu, elle a juste embrassé cette carrière car son père ne lui a pas laissé le choix. Per, lui, est issu d'une famille qui fut richissime mais est complètement déchue maintenant. Autant dire que les deux en ont gros. Autant Johanna m'a beaucoup fait rire, autant Per, beaucoup moins. Question de goût. Dédé, lui, quoi qu'il fasse, c'est difficile de lui en vouloir, je m'amusais de voir comment il allait s'adapter aux situations dans lesquelles les deux profiteurs le mettait. :D

 

Venons-en à l'intrigue, et c'est malheureusement là que les choses vont se gâter : honnêtement, à plusieurs reprises, le livre m'est tombé des mains. Je ne me l'explique pas vraiment d'ailleurs : il s'en passe des choses, dans ce livre. Peut-être que cela devient répétitif, ces "entreprises pas comme les autres" (comme les appelle l'auteur) qui se succèdent partie après partie. Je décrochais, je n'avais pas tellement envie de connaître la suite.

Une fois que j'ai eu compris que l'auteur ne reculerait devant aucune absurdité, j'ai trouvé ça vraiment très drôle, mais j'avais compris où l'on allait. Peut-être aurait-il fallu raccourcir tout ça pour que je reste captivée jusqu'à la fin ? Quoi qu'il en soit, j'étais contente de commencer à lire ce livre, mais j'étais aussi contente de l'avoir fini.

 

 

Les aventures du pauvre Dédé, c'est de l'absurdité à en revendre et un récit que j'ai trouvé vraiment drôle.

Mais paradoxalement, je me suis ennuyée assez rapidement. Non pas qu'il ne se passe rien, mais le récit ne me prenait pas. Dommage, même si je ne regrette pas cette lecture car j'ai eu quelques fous rires, ce qui est toujours bienvenu :D

L'assassin qui rêvait d'une place au paradis - Jonas Jonasson

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