Hantée, tome 1 : Les Ombres de la ville - Maureen Johnson

Publié le par Morgana

Je me souviens que, lors de sa sortie, ce bouquin m'avait fait rêver : je trouvais la couverture sublime (depuis, lorsque je lui ai dit ça, une amie m'a répondu "Ah bon ? T'aimes les couvertures avec des filles mortes dessus, toi ?". Elle le disait en plaisantant mais je n'arrive plus à voir l'image de la même manière, je la regarde toujours d'un oeil suspect ; c'est abominaffreux :'() et le résumé avait captivé mon attention dès la mention de Jack L'éventreur. Je ne connais en effet pas grand-chose à ce "mythe", si j'ose dire, mais je ne peux retenir une certaine fascination : comme le dit un personnage du livre à un moment, personne ne saura jamais qui était vraiment "Jack", quel était son mobile, etc... Au risque de paraître glauque (mais je sais que je ne suis pas la seule, héhé), cela m'intrigue, oui.

 

Je vous passe les détails mais, en gros, je n'ai pas pu acheter le livre car il y en a trop à lire, à acheter (blablabla, etc... toute personne lisant connaît ce problème, je crois) et ce n'est que le mois dernier, à l'occasion de mon anniversaire, que j'ai eu la surprise de me le voir offrir par une amie (Mlle c'est-une-fille-morte-sur-la-couverture).

 

Au final, mon avis rejoint nombre de ceux que j'avais lus à l'époque de sa sortie : c'est vraiment sympathique, mais ça manque de rythme.

 

En gros, Rory est américaine et se retrouve à passer une année dans un lycée londonien, se situant dans le périmètre où notre ami Jack a officié en son temps. Seulement, peu de temps après son arrivée, un petit malin semble avoir décidé de prendre la relève : les meurtres reprennent et suivent le schéma même de L'éventreur d'origine. Bref, c'est la pagaille et Rory se retrouve à enquêter.

 

L'atmosphère m'a enchantée, c'est sans doute d'ailleurs le point que j'ai préféré. Je me voyais vraiment dans les rue de Londres avec Rory, ou dans son internat anglais (s'il faut, ça ne ressemble pas du tout à cela en vrai, mais tant pis, j'y croyais :D).

Rory en elle-même est sympathique ; elle est assez atypique et a une personnalité pétillante, maladroite aussi par moment, mais cela me l'a rendue attachante. Par contre, le récit étant à la première personne, j'ai régulièrement trouvé que les blagues faites par le personnage tombaient à l'eau. Cela m'a de temps en temps comme "gênée" vis à vis du personnage. Après, je suppose que la traduction a peut-être été peu évidente pour ces passages-là ; les passages humoristiques doivent être parmi les plus difficiles à faire passer dans une autre langue, j'imagine. Il se peut donc que cela soit plus drôle dans la version originale.

J'ai bien aimé Jazza la meilleure amie (d'ailleurs, je suppose que l'auteure doit adorer les surnoms, car les trois personnages principaux féminins sont nommés par ceux-ci) et une mention spéciale aussi à Alistair, qui m'a plu dés sa première apparition. Côté romance, il y en a une minuscule, vraiment secondaire ; l'intérêt est vraiment ailleurs, pour le coup :D

J'ai trouvé l'intrigue plutôt sympathique, quoique un peu molle comme je l'ai dit plus haut. Elle a pris un tour assez inattendu et a su maintenir une bonne tension pour un livre aussi jeunesse.

 

Aussi, j'ai aimé la mini-réflexion sur les médias, la manière dont les faits divers de ce genre ont tendance à fasciner : c'est la folie pendant x temps, on ne parle plus que de ça... jusqu'à ce que quelque chose d'encore plus gros arrive, ou qu'il n'y ait vraiment plus rien à raconter/répéter à ce sujet. Alors ceux qui peuvent tirer profit du fait divers d'actualité le font au maximum avant que tout retombe dans l'oublie. On le sait, que ça fonctionne ainsi, mais c'était intéressant de le voir appliqué à quelque chose de pourtant aussi morbide (je dirais même que, plus ça l'est, plus ça fait parler, en fait :D).

Bref.

 

Même si notre ami Jacky est démasqué à la fin de ce premier tome, on devine que les aventures de Rory ne font que commencer et, si j'en ai l'occasion, je serais ravie de retrouver l'ambiance et de voir comment évolue la petite bande d'amis.

 

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Le premier tome d'une série jeunesse vraiment sympathique selon moi.

Je retiendrai surtout l'ambiance londonienne très réussie et le côté assez attachant de Rory malgré de fréquentes maladresses, telles des blagues qui tombent vraiment à l'eau ; disons que cela fait partie du charme du personnage, même si cela m'a paru un peu lourd de temps en temps.

L'arc principal de ce premier tome est bouclé à la fin de celui-ci, mais certains éléments laissent présager d'une suite qui me tente bien (et la couverture du tome 2 me plaît beaucoup également, en plus, la fille est bien vivante dessus, là, personne ne pourra me mettre le doute, d'abord U_U).

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Philippe 21/12/2015 19:41

Bonjour,

Je viens d'achever un roman fantastique (Innerlands - L'éveil) qui s'apparente à un univers aussi étrange que celui de la trilogie divergente, Hunger Games ou encore Labyrinthe. Fantastique sans être irréel. Je serais heureux de t'inviter à faire un tour sur mon blog "http://innerlands.over-blog.com/". Tu pourras y découvrir le synoptique du livre 1, ainsi que le prologue. Tes commentaires seront bien sûr les bien venus. à bientôt peut-être.

Luciole 18/03/2014 23:54

C'est assez drôle que tu parles des blagues de ton perso, parce que quelques jours avant de lire l'article je me faisais la réflexion que dans les films, quand une blague est censée être drôle (les autres rient donc), on ne l'entend pas en entier, on entend que la fin. Quand on l'entend en entier généralement, c'est que justement ça fait un flop auprès des autres persos et des spectateurs, mais c'est volontaire. Je pense que c'est très difficile de faire rire par une blague par l'intermédiaire d'un livre ou d'un film ... le comique ne passe que difficilement par la blague si on n'est pas en face de celui qui la raconte je présume. Du coup je me demandais si c'était universel ou pas cette technique de "pour qu'on croit que la blague etait drole on la donne pas aux spectateurs", mais visiblement ça ne l'est pas. Mais j'avais un peu raison si en l'occurrence ça fait des flops dans ton livre, alors je suis contente :D
Et oui, tu peux dire que j'ai une vie fascinante si j'en viens à réfléchir sur ce genre de choses :D

Morgana 19/03/2014 09:50

Mais tu as une vie passionnante, bien sûr ! C'est un sujet d'extrême importance, les blagues, d'abord :D
C'est vrai ce que tu dis sur les blagues dans les films, (les blagues tronquées, etc...), je l'avais déjà remarqué. Je pense aussi qu'il y a une histoire "d'ambiance" : combien de fois on m'a raconté deux fois la même blague et, une fois ça passait car le moment s'y prêtait, et la seconde j'en étais bonne pour faire un rire forcée :D Quand on regarde un film, souvent, on reste assez "extérieur" ; en tout cas, ce n'est pas systématique que "j'entre" vraiment dans l'ambiance du film, tout en l'appréciant malgré cela. Comme tu l'as dit, on n'est pas en face de celui qui la raconte.
Quant aux livres, les personnages qui me font rire volontairement sont rares. Il y a la série du Protectorat de l'Ombrelle qui m'a fait mourir de rire à chaque tome, mais, plus généralement, c'est aux dépends de l'écriture/des évènements/du ridicule ou de l'incohérence des personnages que je ris, malheureusement ^^ Cela dit, là, comme l'héroïne était mignonne, ça me faisait de la peine pour elle au contraire. En gros : soit l'héroïne est vraiment drôle, soit elle m'est antipathique ; sinon je boude parce que rien n'est drôle et que j'aime quand c'est drôle. :p